La sédentarité est diminuée, mais il ne s'agit pas pour autant de fitness cardio-respiratoire. L'impact de la trottinette s'évalue principalement au niveau du renforcement des chaînes musculaires profondes et du proprioceptif.
I. Le gainage stabilisateur
Même à vitesse constante, la sangle abdominale, les obliques et les muscles lombaires sont engagés en continu pour corriger l'équilibre. Lors d'un kilométrage mensuel important, on observe un renforcement isométrique notable du rachis.
II. Appuis et traumatismes
Rouler jambes tendues est une hérésie biomécanique. Chaque nid-de-poule envoie une onde de choc qui remonte dans les chevilles, les genoux et le bassin. Les genoux doivent être très légèrement fléchis (souples) pour agir comme une suspension naturelle en conjonction avec les amortisseurs de la machine.
Le deck de la trottinette est le point de fixation ; votre corps reste le composant dynamique du duo.
III. Posture et ergonomie
La position des pieds doit alterner. Ne gardez pas toujours la même jambe en avant (posture snowboard), sous peine de développer une asymétrie musculaire et des tensions lombaires unilatérales. Variez vos appuis régulièrement sur les longs trajets.